Le prix que nous payons pour notre alimentation ne se résume pas à ce que nous déboursons en caisse. Et ce prix est le reflet de choix politiques et économiques.
Car aujourd’hui, 8 millions de Français sont en insécurité alimentaire- et au moins 2 millions ont besoin de l’aide alimentaire pour se nourrir. 18% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté. L’obésité est en hausse et il y a 160% de personnes diabétique en plus en 20 ans. Sans même lister les atteintes à la biodiversité.
Les impacts écologiques, sociaux et de santé de notre alimentation – ceux que l’on ne voit pas du premier coup d’œil – ont aussi un coût. Le rapport de BASIC le chiffre à 19 milliards d’euros. Des sommes dépensées pour compenser et réparer les « dysfonctionnements de notre alimentation« , avance le rapport.
Ainsi, toute la chaine de notre alimentation va mal, le producteur, le consommateur et l’environnement en souffrent, tandis qu’un nombre de plus en plus restreint de décideurs oriente le marché vers toujours plus de profit à court terme.